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mardi 24 avril 2018

La Bretagne gourmande... très gourmande, pour Dentellebleue

En réponse à Dentellebleue et l'histoire de l'oignon de Roscoff, voici quelques desserts et mollusques bivalves réputés de Bretagne : un gâteau breton, du far, des crêpes de froment, une galette de blé noir, de la confiture, des petits beurres bretons, une tasse de cidre pour accompagner les desserts ; quelques coquilles Saint-Jacques, moules marinières et mouettes – non, on ne mange pas les mouettes - sont là pour nous rappeler que la Bretagne aux côtes finement ciselées est bordée par l'océan. La jolie bretonne du pays bigouden reconnaissable à sa coiffe(*), le superbe bol des faïenceries de Quimper que j'ai personnalisé au prénom de Ginette et les quelques incontournables hortensias sont là pour achever la composition. J'ai encadré le tout de dentelle pour Dentellebleue qui l'aime tant et qui a lancé l'idée de ce carnet navette sur le thème "La Bretagne Gourmande".

recto
verso
 


(*)Au sujet de la coiffe bretonne, elle serait apparue au cours du XVIIe siècle, mais c’est à la fin du XVIIIe que semble se dessiner la coiffe de Pont-l’Abbé. Le nom de bigouden lui vient probablement du nom breton de la pointe qui la surmontait à l’époque.
Très basse au début du XIXe siècle, elle atteint 35 voire 38 cm à la fin du XXe. L’activité des grosses conserveries permettait aux jeunes du pays de rester travailler sur place sans avoir besoin de partir. Ce sont ces journées de travail qui ont vu naître un jeu de rivalité, une émulation entre les jeunes filles, chacune rajoutant un centimètre de plus à sa coiffe, lançant ainsi une nouvelle mode. C’est comme ça qu’entre 1920 et 1940, la coiffe a pris de nombreux centimètres...
Cependant, « une légende veut que ce soit en réaction à l’arbitraire de Louis XIV qui, en 1675, réprima fort brutalement la révolte, appelée la révolte du papier timbré, qui embrasa toute la Bretagne après l’instauration d’impôts nouveaux. Le dernier bastion qui refusa de rendre les armes fut le pays Bigouden en représailles de quoi le Roi Soleil fit raser quelques clochers (comme celui de la chapelle de Languivoa à Plonéour Lanvern). C’est en souvenir de cette rébellion et de ses conséquences que les femmes auraient fait prendre de la hauteur à leurs coiffes symbolisant ainsi les clochers abattus. [...]
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